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Expression cherchée : (Numéro d'opus, facteur, jeux, combinaisons, historique, etc.)
Claviers
Peu importe
Un seul
Deux
Trois
Plus de trois
Jeux
Peu importe
20 et moins
20 à 30
30 et plus
Année de fabrication
Toutes
1800 - 1900
1900 - 1920
1920 - 1960
1960 et plus
Facteur
Peu importe
Casavant Frères
Eusèbe Brodeur
Mitchell
Möller
Odilon Jacques
La Cie d'Orgues Canadienne
Orgue Providence inc.
Pels & Zoon
Poitras
MRCRivière-du-Loup
MUNRivière-du-Loup

Église Saint-Patrice

L'église

Situé à 200 kilomètres à l'est de Québec, Rivière-du-Loup comprend 3 paroisses dont St-Patrice est la plus ancienne (1833) et la 2è en importance dans le diocèse de Ste-Anne-de-la-Pocatière. C'est aussi la paroisse-mère d'excellents organistes qui ont fait leur marque dans l'histoire de l'orgue au Québec: les Vallières, Girard et Lavoie.

Dès 1683, une mission existait sur ce territoire. Une première chapelle fut bénite le 12 février 1792 à l'endroit appalé Pointe à la Grue. Une deuxième chapelle, située au sud du chemin du Roi, bénite le 12 juillet 1812, remplaça la première devenue trop petite. C'est à partir de 1813 que les registres font mention des premières activités de la paroisse. Le déceloppement s'accéléra à un point tel qu'en 1830, l'abbé Louis-Ferdinand Belleau fut nommé curé de la paroisse. Celle-ci sera érigée canoniquement le 16 juin 1833. Saint Patrice fut désigné comme patron de la paroisse à cause des origines irlandaises de ses nombreux occupants.

Les paroissiens acceptaient mal l'exiguïté de la chapelle existante et sa vétusité. Le développement s'étant fait plus à l'est de celle-ci, certains voulurent construire un temple plus vaste dans le centre du faubourg, sur un terrain donné par le seigneur William Fraser. Cet emplacement était celui de l'actuelle église. Pendant de nombreuses années, les gens du village et ceux de la campagne ne s'entendirent pas sur la localisation du nouveau temple. Il y eut même quelques confrontations avant que commence sa construction en 1856. La première messe solennelle fut célébrée dans la nouvelle église la nuit de Noël 1856.

À la suite de l'incendie du 24 février 1883, qui aurait été causé par le système de chauffage au bois et détruisit l'église en partie, on reconstruisit un autre édifice, au cours de la même année, à l'intérieur des premiers murs de pierre, les seuls à être restés debout. C'est l'architecte montréalais, Napoléon Bourassa qui avait été chargé de dresser les nouveaux plans. Les travaux furent effectués sous la surveillance de David Ouellet, qui travaillait pour l'entrepreneur Joseph Gosselin, de Lévis.

C'est sur l'initiative du curé Blais que l'église fut reconstruite sur les ruines de la première, une entreprise qui s'éleva à 48 600$. On respecta les plans et devis de l'église incendiée, qui avaient été préparés par l'architecte Charles Baillairgé, selon le style gothique. Le temple fut rebâti de façon majestueuse et il devint l'orgueil des paroissiens. Sa bénédiction eut lieu le 9 janvier 1884. Le sommet du clocher actuel est à 67 m (220 pieds) au-dessus su sol et il est surmonté d'une croix en fer forgé de 4,25 m (14 pieds) de hauteur. Ce clocher contient 3 cloches alors que le petit clocher, situé au-dessus du choeur, contient la quatrième cloche. Celles-ci furent bénites le 20 janvier 1884 par Mgr. Elzéar-Alexandre Taschereau, archevêque de Québec.

L'année suivante, l'intérieur fut peint et complété par l'ajout de sculpture, la pose des bancs, de la chaire, du banc d'oeuvre, et des confessionnaux. Le maître-autel fut exécuté selon les plans de Napoléon Bourassa et bénit le 28 juin 1891. Dans la nef, 12 statues de bois de 1,8 m (6 pieds) chacune représentant des apôtres et les évangélistes furent réalisées par le sculpteur Louis Jobin entre 1890 et 1905. La grande peinture en arrière du maître-autel est l'oeuvre de Charles Huot, de Québec. Mesurant 4,25 m (14 pieds) sur 6,7 m (22 pieds), elle fut mise en place en 1900. Le chemin de croix, aussi une réalisation de Charles Huot, fut installé en 1902. Le banc d'oeuvre actuel fut installé en 1906. La chaire et l'escalier sont l'oeuvre de David Ouellet, mais David Lavoie participa à la construction de l'escalier en 1915. L'éclairage électrique fut installé en 1897 et les lustres actuels furent posés en 1955.

En 1915, des travaux majeurs furent entrepris pour agrandir le choeur et la tribune de l'orgue et on rafraîchit l'intérieur et l'extérieur de la bâtisse en appliquant une nouvelle peinture. Le 25 juillet 1955, Mgr. Bruno Desrochers, évêque du diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, présidait aux grandioses cérémonies de la consécration de l'église. En 1970, des travaux de peinture et de dorure furent exécutés à l'intérieur de l'édifice. Un nouveau revêtement fut également posé sur le plancher.

En 1997, la façade fut cimentée à nouveau et une centaine de pierres ont été remplacées. En 1999, c'était le tour de la sacristie d'être rénovée.

Visiter cette église sur le répertoire des lieux de culte


Interprète : Claude Girard
Oeuvre : Prélude en mi bémol majeur op. 99 no. 3
Compositeur : Camille Saint-Saëns

Interprète: Claude Girard
Oeuvre: Fugue en mi bémol majeur op. 99 no. 3
Compositeur: Camille Saint-Saëns

Extraits musicaux






Contact / Propriétaire

Fabrique de Saint-Patrice
121, rue Lafontaine
Rivière-du-Loup (Québec)
G5R 3A3

Téléphone : 418 862-2805
Télécopieur : 418 862-2956
stpatrice@videotron.ca

Informations de fabrication

Facteur : Casavant 1895/1922, Guilbault-Thérien 1989/1995
Année de fabrication : 1895

Composition de l'instrument

Nombre de claviers : 3
61 notes (CC - c```)
Pédalier-radiant concave à 30 notes (CC - f`)

Transmission

Action des claviers : Électrique
Sommiers :Électro-pneumatique
Tirage des jeux : Électro-pneumatique
Nombre total de jeux : 44
Nombre de rangs : 57

Grand orgue (12)
 
Montre
16 '
Montre
8 '
Flûte harmonique
8 '
Bourdon
8 '
Prestant
4 '
Flûte
4 '
Nazard
2 2/3 '
Doublette
2 '
Tierce
1 3/5 '
Fourniture 1 1/3 '
V
Trompette
8 '
Clairon
4 '
Récit (15)
(expressif)
Bourdon
16 '
Bourdon
8 '
Principal
8 '
Viole de gambe
8 '
Voix céleste
8 '
Violon
4 '
Flûte bouchée 
4 '
Piccolo  
2 '
Cornet 8' (à partir du 2ème Do)
V
Mixture 2 2/3 '
IV
Trompette
16 '
Trompette
8 '
Hautbois
8 '
Voix humaine
8 '
Clairon
4 '
Tremblant
 
Positif (8)
(expressif inopérant)
Bourdon
8 '
Prestant
4 '
Flûte bouchée
4 '
Doublette
2 '
Larigot
1 1/3 '
Sifflet
1 '
Plein Jeu 2/3'
IV
Cromorne
8 '
Pédalier (9)
 
Contrebasse
16 '
Montre (du GO)
16 '
Bourdon
16 '
Quinte (extension du Bourdon 16')
10 2/3 '
Montre
8 '
Bourdon (extension du Bourdon 16 ')
8 '
Prestant (extension de Montre 8 ')
8 '
Bombarde
16 '
Trompette
8 '


Accouplements
 
GO
4
Récit/GO
16-8-4
Positif/GO
8-4
Récit/Positif
8-4
Récit/Ped
8-4
GO/Ped

Positif/Ped

Combinaisons et autres caractéristiques

Dimensions des buffets

Hauteur :
Largeur :
Profondeur :
Combinateur ajustable
Sous les claviers :
  • Au récit : 5
  • Au GO : 5
  • Au positif : 5
  • Au pédalier : 3
Au pédalier :
  • GO/Ped (réversible)
  • Généraux : 4
  • Tutti
Crescendo
1
medias/albums/IMG_7814.JPG
2
medias/albums/IMG_7816.JPG
3
medias/albums/IMG_7832.JPG
4
medias/albums/IMG_7827.JPG

L'orgue

La compagnie Casavant Frères installe, au coût de 3 200$, un premier orgue en 1895 d'après le devis préparé par Gustave Gagnon, organiste à la basilique Notre-Dame-de-Québec. C'est M. Napoléon Bourassa, architecte de réputation, qui dessine les plans du buffet qui s'harmonise parfaitement avec le style gothique de l'église. L'instrument comporte 25 jeux répartis sur 2 claviers et pédalier, fonctionnant par transmission mécanique. Cependant, avec les années, voyant qu'il n'était pas adapté aux vastes proportions du vaisseau, on procède, en 1922, à des travaux majeurs en modernisant l'instrument aux goûts du jour: électrification complète, ajout d'un 3è clavier (Positif expressif) et de 14 jeux neufs (le total étant porté à 39). L'harmonisation générale reflète bien les goûts de l'époque avec ses jeux de fonds large et feutrés et ses jeux d'anches (10) à forte influence anglo-saxonne.

À partir de 1978, la firme Guilbault-Thérien de St-Hyacinthe prend charge de l'entretien de l'orgue et Guy Thérien (1947-2001) effectue, au fil des ans, des modifications mineures au devis original en réharmonisant plusieurs jeux de fonds. Voyant la nécessité d'établir un meilleur équilibre entre les différents plans sonores, de vastes travaux de restauration (réharmonisation, recuirage, nettoyage) sont effectués au cours de l'année 1989. On augmente le nombre de jeux à 43 et le nombre de tuyaux passe à 3,188.

Cette restructuration sonore, en marche depuis près d'une vingtaine d'années, a permis de pallier à certaines contraintes physiques qui affectaient le rendement de cet instrument: enfoncement du buffet dans un espace restreint sous le clocher, 3 réservoirs au lieu de 4, alimentation de la Pédale à partir du réservoir du Grand-Orgue, à une pression de 4 ½ pouces (la pression moyenne étant de 4 ¾ pouces). De ces travaux de restauration jaillissent maintenant une clarté et une luminosité jadis absentes, la discrétion faisant place à l'affirmation. Parmi les 44 jeux actuels, il y a plusieurs sonorités nouvelles (jeux neufs et réharmonisés) dont 21 rangs de mutations composées et simples (fournitures, cymbales, nazard, tierce, larigot, cornets), et 10 jeux d'anches dont 7 dotées d'anches françaises de type Cavaillé-Coll.

Bref, le passage de l'esthétique romantique à néo-classique a été plus que bénéfique puisqu'il permet maintenant une exécution plus intéressante et plus vivante du vaste répertoire de l'orgue à tuyaux.

Afin de souligner le centenaire de l'orgue en 1995, d'autres améliorations sont venues compléter les rénovations exécutées en 1989. Dans le but premier de donner à la section de Pédale une meilleure présence, on ajoute l'emprunt de la Montre 16' du Grand-Orgue à la Pédale d'une part, et d'autre part, on réharmonise la Bombarde 16' avec des anches françaises de type Cavaillé-Coll. De plus, l'isolation de la soufflerie avec des coussins acoustiques est venue réduire considérablement les vibrations de plancher au jubé latéral et la résonance du moteur (60 cycles) dans l'église. Aussi, un travail complémentaire a consisté en une révision générale de l'harmonie (égalisation), question de conserver l'instrument en parfaite condition. En ce qui concerne la console Casavant (1922), bien qu'elle fut restaurée en 1980 et qu'elle soit encore en bonne condition, l'éventualité d'installer un combinateur électronique a été remise à plus tard.

Les circonstances étant des plus favorables, les grandes orgues de Saint-Patrice furent l'objet d'enregistrements au cours des dernières années par son titulaire, Claude Girard qui compte, parmi ses projets futurs, enregistrer en troisième album aux claviers de son instrument en mémoire de son père décédé en 2001.

En 2003, la firme Les Ateliers Guilbault, Bellavance, Carignan de Saint-Hyacinthe devient responsable de l'instrument et effectue un relevage des jeux d'anches du Grand-Orgue, du Positif et de la Pédale. Cela fait suite à l'exécution de plusieurs travaux de plâtrage et de peinture qui furent effectués à l'intérieur de l'église au cours des années 90. De plus, étant donné l'état précaire des claviers de la console, des travaux de restauration sont rendus nécessaires et ont consisté au démontage, au nettoyage et au réglage de la tension de toutes les notes.

M. Alain Guilbault, chef-harmoniste de l'entreprise, travaille en étroite collaboration avec M. Girard et voit périodiquement à préserver la qualité sonore de cet orgue habilement restauré par la firme Guilbaut-Thérien.

Source des textes : Orgues au Québec
Date de l'inspection : 16 novembre 2011
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